Prendre la parole sans prendre le pouvoir, de Manon Him-Aquilli
Éditions du commun, 2026, 96 pages, 10 €
Éditions du commun, 2026, 96 pages, 10 €
Film documentaire américano-français, 2025.
Entretien. Janette Corcelius, déléguée syndicale pour le droit des travailleurEs migrantEs, militante de DSA (Democratic Socialists of America) à Minneapolis, a accordé un entretien à Raphaël Alberto pour la chaîne Youtube de l’Anticapitaliste. Nous publions une retranscription partielle du début de cet échange.
La dynamique unitaire débouche d’abord sur un front unique ouvrier. La politique du PC entraîne une alliance électorale plus large, avec des forces bourgeoises. Cette séquence culmine dans la victoire de 1936 et la grève générale, qui arrache des conquêtes majeures tout en révélant les limites politiques du Front populaire.
Fin mai, Staline, pour protéger l’URSS contre le danger nazi, veut constituer un front avec les « bourgeoisies démocratiques », ce qui impose que les PC s’allient avec ces forces de gauche et bourgeoises démocratiques.
En 1934, face à la menace fasciste, l’unité ouvrière s’impose dans la rue, malgré les divisions entre organisations.
Le 6 février 1934, les ligues fascistes, royalistes (en tout 150 000 militants en partie militarisés) et l’association d’anciens combattants la plus à droite cherchent à envahir l’Assemblée nationale, provoquant une nuit d’affrontements faisant 19 morts. En sort un gouvernement plus à droite que celui du radical Daladier, qui démissionne.
Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur n°4 de Centrale nucléaire de Tchernobyl marque le début de la plus grave catastrophe nucléaire civile. Quarante ans plus tard, ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales persistent, tandis que la guerre et les tensions internationales transforment les installations nucléaires en cibles stratégiques, aggravant encore les risques pour les populations.
L’État français intensifie à Mayotte une politique répressive visant les migrantEs, dans un contexte marqué par des logiques coloniales persistantes et une stigmatisation systématique. L’opération Kingia s’inscrit dans cette continuité, combinant expulsions massives, violences policières et durcissement législatif.
L’État français a lancé, début avril, et pour une durée de deux mois, une nouvelle offensive contre les migrantEs à Mayotte, 101e « département français »… à 8 085 km de l’Hexagone.
Après des années de mensonges, la direction de Stellantis a annoncé la fin de la production d’automobiles dans l’usine de Poissy.
Une répétition de la stratégie appliquée par Renault dans l’avant-dernière usine de montage automobile de la région parisienne, celle de Flins : une mort lente, par la décroissance continue des effectifs, la désorganisation des collectifs de travail et de vagues promesses de réorientation (vers la production de pièces détachées ou le reconditionnement de véhicules d’occasion).
En sanctionnant des magistratEs de la CPI et des responsables de l’ONU, les États-Unis durcissent leur offensive contre la justice internationale pour empêcher toute mise en cause de leurs alliés et maintenir leur impunité par tous les moyens.
Les États-Unis accélèrent leur brutalisation des instances internationales. Utilisant un ordre exécutif signé par Donald Trump, ils ont sanctionné les 11 magistratEs de la CPI (Cour pénale internationale) ainsi que la rapporteuse spéciale des Nations unies pour la Palestine, Francesca Albanese.
Le 26 avril 1926, Suwayda, ville du sud de la Syrie, est en révolte, comme le reste du pays. L’armée française assiège la ville et finit par la prendre, au prix de combats intenses faisant des centaines de victimes. Épisode peu connu du mandat français au Liban et en Syrie (1920-1949), il est pourtant clé dans l’évolution du nationalisme arabe et syrien par-delà les divisions ethno-religieuses.
Le rapprochement récent entre les dirigeantEs du RN et une partie du grand patronat montre que les classes dirigeantes commencent à envisager sérieusement l’extrême droite comme une option crédible pour défendre leurs intérêts.
« Le fascisme, de quelque nom qu’on l’appelle, risque de demeurer l’arme de réserve du capitalisme dépérissant », Daniel Guérin, Fascisme et grand capital (1936).
Édito de l'Anticapitaliste n° 798, par Aurélianne Abitbol
Le gouvernement vient d’annoncer sa dernière grande idée : renommer les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) en « Maisons France Autonomie ».
L’objectif affiché est de « changer le regard sur le vieillissement ». Pour notre part, nous aurions préféré « changer le financement du vieillissement », mais apparemment nous devrons faire sans — le plan « Grand âge » ayant été, encore, reporté.
Les articles sont en cours de publication.
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Dès qu’il est devenu Premier ministre, Mitsotakis a construit des pouvoirs parallèles et, 7 ans plus tard, il nage dans des scandales marquant la privatisation de l’État à son profit et à celui de ses proches et du patronat.
Après plusieurs mois de redressement judiciaire, c’est la fin pour la Fondation des œuvres de la Croix Saint-Simon, qui annonce la cession de l’ensemble de ses activités. 66 structures, 1 800 emplois et 100 000 usagerEs sont menacéEs.
Quatre ans après les arrestations du 8 décembre 2020, l’affaire dite « 8/12 » revient devant la justice. Au cœur de ce procès en appel : la criminalisation de militantEs présentéEs comme « terroristes d’ultra-gauche » malgré l’absence de faits établis, et les enjeux politiques d’un usage élargi de l’arsenal antiterroriste.
Le 8 décembre 2020 – date qui donnera son nom à « l’affaire » – dans plusieurs villes de France, sont arrêtées plusieurs personnes, immédiatement présentées comme des terroristes d’ultra-gauche.
Une tentative d’attentat contre Donald Trump, menée par un individu isolé, relance une question stratégique pour la gauche : comment se positionner face à des actes de violence politique qui, loin d’affaiblir le pouvoir, risquent surtout de légitimer la répression et de fragiliser les mouvements sociaux ? L’analyse de notre correspondant aux États-Unis, Dan La Botz.
Après une mascarade électorale, Guelleh s’apprête à entamer son sixième mandat avec l’assentiment de la communauté internationale.
Sans suspense, Ismaïl Omar Guelleh (dit IOG) vient de remporter l’élection présidentielle qui s’est tenue le 10 avril avec un résultat de 97,81 %. Le président en exercice depuis 1999 va donc continuer à régner d’une main de fer sur Djibouti, ce petit État qui jouxte l’Éthiopie.